"La justice est le premier droit reconnu à l'homme" Charles Péguy

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    Jugement des agreseurs homophobes au tribunal de Créteil. Le Parisien. 13 mai 2010

    Le 01 juin 2010
    Entre le 9 et le 13 juillet 2006, Laurent et Nicolas ont vécu barricadé dans leur appartement, au premier étage de la cité Stalingrad à Ivry-sur-Seine. "En état de siège", disent-ils. Insultes homophobes, menaces de mort, jets de bouteille et même de cocktails Molotov... Ce qui avait commencé comme une vulgaire dispute de voisinage s'est ransformé en calvaire pour ce couple homosexuel.
    Mais sur le banc des prévenus, hier, quatre ans arès les faits, seuls quatre jeunes hommes comparaissent, libres, et pour le seul chef d'accusation de "menaces de mort réitérées en raison de l'orientation sexeulle". out commence au soir du 9 juillet 2006, finale de la coupe du monde de football. Dans la rue, des jeunes célèbrent la défaite amère de l'équipe de France face à l'Italie.
    Ecédés par le bruit, Laurent et Nicolas appellent les fêtard au calme. C'est là, d'après eux, qu'ils essuieront un torrent d'injures homophobes, auquel ils répondront, et qui signera le début de leurs ennuis. Car, à partir du 10 juillet, ils acontent avoir été traqués par des jeunes de la cité. Insultés, molestés dans leur cage d'escaliers, poursuivis jusque sous le pas de leur porte, qu'un forcené défoncera, et, enfin, victime de jets de bouteille et de cocktails Molotov. Le 14 juillet, les deux hommes déménagent. Laurent restera sans domicile jusqu'au mois de septembre. Tous deux seront ensuite suivis psychologiquement.
    A la barre, les versions des prévenus divergent. Ces derniers, âgés d'une vingtaine d'années, estiment avoir seulemen répliqué aux insultes racistes. Ils prétendent aussi qu'une trentaine de jeunes étaient rassemblés sous les fenêtres du couple ce soir-là et qu'ils ne faisaient pas partie des plus virulents. L'argument, soutenu depuis le bédut, fait mouche, puisqu'à défaut d'autehntification précise, les chefs d'accusation de dégradations et de jets de consktails Molotov ne sont pas retenus.
    "Nous sommes désabusés, avouaient les victimes. Nous venons là uniquement pour leur montrer que nous sommes déterminés à aller jusqu'au bout." Au bout du feuilleton judiciaire long de quatre ans, qui a vu leur procès reporté à plusieurs reprises pour des erreurs de procédure.

    "Quatre ans, c'est particulièrement long, confirmait leur avocat, Me Etienne Lesage. Entre-temps, il y a eu un changement de juge d'instruction, des faits prescrits... "Hier, après quatre heures d'audience, le substitut du procureur a requis entre quatre et six mois de prison avec sursis pour l'ensemble des prévenus. Le jugement sera rendu le 3 juin".

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