"La justice est le premier droit reconnu à l'homme" Charles Péguy

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    Le 05 juin 2009
    Le Soir de Bruxelles : 12 septembre 2007 Selon ses avocats, Mes Yann Pedler et Etienne Lesage, M. Schmidt "conteste formellement" les accusations portées contre lui "et c'est pourquoi il saisit la justice". Le ministre des Affaires étrangères, Karel De Gucht, a annoncé lundi la désignation de Baudouin de la Kethulle de Ryhove comme nouvel ambassadeur de Belgique à Paris, en remplacement de Pierre-Dominique Schmidt, l'ambassadeur de Belgique en France relevé de ses fonctions après avoir été soupçonné d'utilisation de fonds publics à des fins privées et d'avoir commis un faux en écriture. "J'ai proposé la désignation de Baudouin de la Kethulle au comité de direction" du département des Affaires étrangères, a indiqué M. De Gucht à quelques journalistes, confirmant des informations publiées la semaine dernière par la presse. Selon 'De Standaard', le comité de direction du Service public fédéral (SFP) Affaires étrangères a approuvé la désignation de cet ambassadeur de 62 ans, étiqueté cdH. Le roi Albert II et les autorités françaises devront à leur tour l'approuver. Le ministre s'est également déclaré "vraiment désolé de ce qui s'est passé à Paris" et de la réaction de l'ambassadeur Schmidt "qui est allé jusqu'à accuser la Belgique de mener une machination contre lui". M. Schmidt a été relevé de ses fonctions "dans l'intérêt du service" dans l'attente des résultats d'une enquête interne, après avoir avoir reçu des "indications sérieuses" faisant état d'une tentative d'escroquerie commise par le diplomate. Le SPF Affaires étrangères a été saisi voici quelque temps d'une demande émanant de la banque Fortis afin de vérifier l'authenticité d'un document, présenté au représentant de la banque dans la capitale française, aux fins d'y obtenir un crédit supplémentaire. M. Schmidt, âgé de 46 ans, étiqueté PS et affichant son homosexualité, s'est dit "victime d'une grave campagne de déstabilisation" et a déposé plainte contre X vendredi entre les mains du procureur de la République à Nanterre (banlieue parisienne) pour des faits de faux, usage de faux en écriture publique et dénonciation calomnieuse", ses avocats le disant victime d'une "cabale homophobe et politique". M. De Gucht a rappelé que son département avait engagé trois procédures contre l'ambassadeur sortant: une plainte du président du comité de direction, Jan Grauls, une enquête administrative - son rappel ne devant pas être considéré comme une "sanction" selon le chef de la diplomatie belge - et une enquête disciplinaire. Selon ses avocats, Mes Yann Pedler et Etienne Lesage, M. Schmidt "conteste formellement" les accusations portées contre lui "et c'est pourquoi il saisit la justice". Ils soulignent que cette "mise en cause injustifiée de l'ambassadeur de Belgique en France intervient dans un contexte de cabale homophobe et politique à son encontre qu'il entend voir cesser". L'ambassadeur, rappellent-ils, "est mis en cause à la suite d'informations qui auraient été transmises par la banque Fortis et qui auraient pu laisser croire que M. Schmidt aurait obtenu frauduleusement un crédit pour le compte de l'ambassade afin de payer des festivités privées avec de l'argent public de l'Etat belge". M. De Gucht a quant a lui récusé lundi toute machination et a assuré "avoir pris ses responsabilités". Site de Têtu: L'ambassadeur de Belgique à Paris dénonce une «cabale homophobe» L'ambassadeur de Belgique à Paris, Pierre-Dominique Schmidt, rappelé par sa hiérarchie qui le soupçonne d'une tentative d'escroquerie, a déposé plainte contre X vendredi, ont annoncé ses avocats, Mes Yann Pedler et Étienne Lesage. Ils le disent victime d'une «mise en cause injustifiée dans un contexte de cabale homophobe et politique à son encontre, qu'il entend voir cesser». Ils ont déposé une plainte pénale contre X ce jour entre les mains du procureur de la République à Nanterre, pour des faits de «faux, usage de faux en écriture publique et dénonciation calomnieuse». Le ministère belge des Affaires étrangères avait expliqué mercredi à Bruxelles avoir lancé une enquête interne, après avoir reçu des «indications sérieuses» faisant état d'une tentative d'escroquerie qui aurait été commise par le diplomate. M. Schmidt «conteste formellement ces accusations et c'est pourquoi il saisit la justice», écrivent ses défenseurs. L'ambassadeur, rappellent-ils, «est mis en cause à la suite d'informations qui auraient pu laisser croire que M. Schmidt aurait obtenu frauduleusement un crédit afin de payer des festivités privées avec de l'argent public de l'État belge». Affaire d'un policier dénoncé calomnieusement. Site de Rue 89 (extraits). 13 septembre 2007 Un policier accusé à tort de pédophilie par une ministre Par Alice Milot (Etudiante) 16H09 13/09/2007 La procédure a duré six ans et a brisé sa vie. Blanchi, Christophe Bridoux se dit victime de l'homophobie de Nelly Olin. Tout commence le 11 septembre 2001. A New York, les tours du World Trade Center s'effondrent. A Garges-lès-Gonesse (Val d'Oise), la vie de Christophe Bridoux s'écroule. Accusé de pédophilie, de vol et d'escroquerie, le chef de la police municipale vient d'être suspendu de ses fonctions par la maire de la ville, Nelly Olin. Il sera révoqué un mois plus tard après quinze ans de service, et va commencer une longue descente aux enfers. Sa femme demande le divorce, il perd la garde de son fils âgé de 1 an, et se retrouve dans l'impossibilité de trouver un nouveau travail dans le domaine de la sécurité pendant la durée de l'instruction. Il se retrouve bientôt à la rue, réduit à la mendicité. Fait quatre tentatives de suicide, est admis un mois en hôpital psychiatrique, perd 30 kilos. "Tout ça pour rien!", s'exclame-t-il aujourd'hui. (Voir la vidéo.) "On m'a humilié, on m'a traîné dans la boue." Comparant son affaire à celle d'Outreau, Christophe Bridoux a décidé de dénoncer les incohérences judiciaires dont il s'estime victime. Passé entre les mains de sept juges d'instruction, l'ancien policier municipal, malgré ses récriminations, doit faire face pendant six longues années à un éternel "il faut être patient". Une lenteur que son avocat, Me Lesage, met sur le dos des difficultés habituelles de la justice. Cette explication ne convainc pas Christophe Bridoux, persuadé qu'il y a eu des pressions politiques, puisque le non-lieu a été finalement prononcé quelques mois après la démission du gouvernement Villepin, dont Nelly Olin était la ministre déléguée à l'Ecologie et au Développement durable. "Une cabale homophobe a été menée contre moi!" Pourquoi Nelly Olin a-t-elle porté de telles accusations contre Christophe Bridoux? Pour l'ancien chef de police, elles n'étaient qu'un prétexte pour l'écarter de son poste. Les vraies raisons? "Homophobie", explique ce père de quatre enfants, marié deux fois, qui s'est découvert homosexuel sur le tard: "Le jour de ma suspension, elle m'a convoqué dans son bureau devant une assemblée de responsables municipaux, elle m'a demandé: 'Etes-vous gay?' Puis elle a énuméré un certain nombre de faits et gestes de ma part prouvant mon homosexualité. Elle m'avait fait suivre." Quelques heures plus tard, sa femme l'appelle, la maire avait pris soin de la prévenir elle-même de la suspension de son mari... et de son homosexualité. "J'ai été victime d'une machination, une cabale homophobe a été menée contre moi!", s'exclame Christophe Bridoux. Au départ de l'affaire, il est accusé du vol d'un téléviseur, puis d'heures supplémentaires non déclarées. Un mois et demi plus tard, il est suspecté de "recel d'images pornographiques représentant des mineurs", après qu'une photo a été retrouvée sur un ordinateur de son lieu de travail. L'enquête révèlera que ce dernier était en fait utilisé par plusieurs personnes du service. Pour son avocat, "on n'a pas accepté qu'un policier puisse être homosexuel". Hussein Mokhtari, conseiller général (PS) du Val-d'Oise, soutient également la réhabilitation de Christophe Bridoux. Il s'indigne que la vie de cette homme ait été ruinée parce que Nelly Olin a, selon lui, "une aversion pour les homosexuels". Il ne s'étonne pas des méthodes de la maire, qui, d'après lui, "était prête à tout pour arriver à ses fins". "Je pense qu'il est temps pour Nelly Olin de s'expliquer", réclame Christophe Bridoux. L'ancienne ministre, qui est à l'heure actuelle injoignable, n'a pas réagi à l'ordonnance de non-lieu. Cette dernière a été prononcée une semaine après sa démission de son poste de première adjointe au maire. Nelly Olin a préféré redevenir simple conseillère municipale, suite à des dissensions avec l'actuel maire de Garges, Maurice Lefevre. Christophe Bridoux a porté plainte contre X pour diffamation et dénonciation calomnieuse, et s'apprête à en déposer une autre au tribunal administratif s'il n'est pas réintégré dans ses fonctions dans le délai légal de deux mois qui suit le non-lieu. Il garde le moral: "Au moins, avec mon expérience, j'aurai un autre regard de policier sur la société, j'essaierai de régler les choses à l'amiable avant de virer des SDF."

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